Thursday, July 12, 2007

Anatomie. Suite.


Comme je le laissais sous-entendre hier, l’abdomen des insectes mérite toute notre attention, malheureusement tout à cette passionnante étude, le temps s’est aboli et je ne prends conscience que maintenant qu’il est dix-huit heures dix-huit. Pour une surprise, c’est une surprise. Ce n’est pas la première fois qu’il est dix-huit heures dix-huit, mais aujourd’hui si ; et de plus, force est de constater qu’il est dix-huit heures dix-huit alors qu’il était dans mon intention de décrire par le menu, l’abdomen des insectes, bien entendu pas de tous, pas individuellement : la soirée n’y suffirait pas, mais de celui qui, en gros, détermine cette grande famille, la classe des insectes. Je vais donc être contraint de réduire de beaucoup, et je m’en excuse, la description minutieuse initialement prévue de l’abdomen des insectes, sans oublier leurs ailes. Donc, ne sont pas concernés, les poissons d’argent, les diploures (qui n’ont pas d’yeux non plus, décidément !), les collemboles, les protoures qui sont de charmants petits insectes fouisseurs (il en faut). Je ne dirai qu’un mot sur les pattes, mais plus tard.
Ceci dit, vous faites bien de me le rappeler, il me faut au préalable terminer sans enthousiasme particulier, est-il nécessaire de le préciser, l’examen de la tête commencé hier. Il y a donc la bouche entourée d’appendices : les pièces buccales parmi lesquelles le labre, la lèvre supérieure, une paire de mandibules, une paire de maxilles (que l’on nomme parfois mâchoires secondaires, mais on ne va pas commencer à compliquer) le labium, la lèvre inférieure, et puis quoi encore, les palpes, maxillaires et labiaux. Voilà. Je ne vous apprendrai rien en ajoutant que tous ces appendices diffèrent évidemment selon que l’insecte est broyeur, suceur ou pompeur. Ainsi chez le papillon de jour comme de nuit, les mandibules sont absentes. Eh oui, c’est ainsi. Et le plus drôle c’est que les maxilles (les mâchoires secondaires) sont accolées, et se sont allongées, allongées, allongées pour former le proboscis qui a donné son nom aux ongulés de grande taille dotés d’une trompe, comme l’éléphant. Le proboscis appelé rostre (comme l’éperon des navires de l’antiquité) chez les insectes piqueurs est ce qu’il y a de mieux pour pomper le nectar des fleurs ; c’est pour cela que le papillon se l’est laissé pousser ; ça valait le coup de s’allonger les maxilles, et nous aurions fait la même chose.
Cela étant, je reviendrai sur l’abdomen demain car c’est un sujet trop important pour être traité par-dessus la jambe. Songez qu’il sera question des genitalia, lesquels même cachés excitent une légitime curiosité.
J’ai mis une limace pour illustrer ce texte : autant l’avouer, ce n’est pas un insecte. Donc, pas de commentaire là-dessus ! J’ai choisi cette limace pour des raisons qui ne regardent que moi.

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