Ecrire. Reliefs de phrases.

Comment ne pas ressentir les différences spécifiques entre l’écriture au stylo, voluptueuse, ondoyante, et l’écriture à l’ordinateur, syncopée, sonore dans les battements emballés des touches.
La première donne, quand la pensée semble aller de soi, les plaisirs contenus du calligraphe ; on peut, l’espace du geste, ou se perdre dans le dessin du mot, ou à la lettre, être tout entier absorbé, pris dans ses boucles.
Insensiblement, je suis passé des ondoiements reptiliens de la plume, de ses frôlements à peine perceptibles aux staccatos du pivert.
La pensée diffère aussi dans le rythme d’écrire ; elle répond au mouvement qui l’accompagne, se forme le temps que les mots apparaissent : les lents desseins des idées se dessinent dans le dessin des phrases.
(Note du professeur : « Nous pouvons percevoir dans cette dernière phrase, l’opposition précitée du serpent et de l’oiseau (du terrestre et de l’aérien ?), subtilement mise en valeur par les allitérations contrastées du « s » sinueux et ophidien (voyez la pensée se lover sur elle-même !) et du « d », bref, incisif, coups de bec faisant écho aux coups de « d », les idées s’égaillant comme une volée… de piverts. Lover ! Voler ! Anagramme proposée à l’écrivain qui hésite : voleur ou lover ?
PS : À l’envol de piverts, jubilante nuée d’idées nouvelles, j’opposerai une réserve ornithologique : qu’en est-il de l’instinct grégaire du pivert ?
Reliefs de phrases ou l’art de finir les restes.
Voici un choix de morceaux de textes que j’ai dû achever, tout ce qu’il en reste :
…le soleil fait défaut …
… un monde à mi-chemin …
… porte à rire …
… plaisir en somnolence …
… le temps laisse à désirer …
… je respire à la lumière …
… perfection en cours …
… agrandir le cercle d’évidence …
… l’éphémère serre le coeur …
… l’écriture fait écran …
… un rêve dans la pierre …
… du soleil à la feuille …
… aile aimant, elle aimant : l’appelé Nitude !…
… société avancée …
… lors des promenades…
… les lucides n’usent du Verbe qu’en extra …
… initialement …
La première donne, quand la pensée semble aller de soi, les plaisirs contenus du calligraphe ; on peut, l’espace du geste, ou se perdre dans le dessin du mot, ou à la lettre, être tout entier absorbé, pris dans ses boucles.
Insensiblement, je suis passé des ondoiements reptiliens de la plume, de ses frôlements à peine perceptibles aux staccatos du pivert.
La pensée diffère aussi dans le rythme d’écrire ; elle répond au mouvement qui l’accompagne, se forme le temps que les mots apparaissent : les lents desseins des idées se dessinent dans le dessin des phrases.
(Note du professeur : « Nous pouvons percevoir dans cette dernière phrase, l’opposition précitée du serpent et de l’oiseau (du terrestre et de l’aérien ?), subtilement mise en valeur par les allitérations contrastées du « s » sinueux et ophidien (voyez la pensée se lover sur elle-même !) et du « d », bref, incisif, coups de bec faisant écho aux coups de « d », les idées s’égaillant comme une volée… de piverts. Lover ! Voler ! Anagramme proposée à l’écrivain qui hésite : voleur ou lover ?
PS : À l’envol de piverts, jubilante nuée d’idées nouvelles, j’opposerai une réserve ornithologique : qu’en est-il de l’instinct grégaire du pivert ?
Reliefs de phrases ou l’art de finir les restes.
Voici un choix de morceaux de textes que j’ai dû achever, tout ce qu’il en reste :
…le soleil fait défaut …
… un monde à mi-chemin …
… porte à rire …
… plaisir en somnolence …
… le temps laisse à désirer …
… je respire à la lumière …
… perfection en cours …
… agrandir le cercle d’évidence …
… l’éphémère serre le coeur …
… l’écriture fait écran …
… un rêve dans la pierre …
… du soleil à la feuille …
… aile aimant, elle aimant : l’appelé Nitude !…
… société avancée …
… lors des promenades…
… les lucides n’usent du Verbe qu’en extra …
… initialement …
... reflexion faite ...

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