Anatomie.

Il est temps de parler de l’anatomie des insectes ! Comme je l’écrivais à mon fils hier, je ne peux passer plus longtemps sous silence les différentes régions du crâne de la blatte, pour ne citer qu’elle. Cela étant, il serait tout aussi malvenu de négliger le thorax dont l’importance ne fait aucun doute, du fait même que les ailes s’y insèrent. Je ne parle évidemment pas des aptères ! Insectes désespérément rampants qui ne connaîtront jamais les frissons de la voltige aérienne.
« Je surprends des partouses de cancrelats. Je les croyais aptères ; mais certains (les mâles sans doute), sans pourtant prendre vol, déploient d'énormes ailes frémissantes », nous dit, page mille deux cent quatre-vingt-dix-sept, dans son journal de mille neuf cent trente-huit, André Gide.
Les ailes donc, notamment les antérieures, et pour entrer dans le vif du sujet sont fixées sur le mésothorax ( plus exactement sur le mésonotum, la partie dorsale du mésothorax, vous aurez rectifié de vous-mêmes) et les postérieures sur le métathorax. Du thorax à l’abdomen, il n’y a qu’un pas qu’il faut franchir avec hardiesse.
Revenons à la tête ; elle est amusante. Le dessus du crâne s’appelle le vertex, tout un programme. Et les joues sont appelées genae ; mais j’ai surtout été retenu par le fait que le premier article basal de l’antenne est le scape, que le second se nomme le pédicelle et les autres réunis forment le flagelle, sans lequel jamais nous n’aurions vu le jour, puisqu’en ce qui nous concerne, c’est la « queue » qui équipe tout spermatozoïde normalement constitué et qui lui permet de tenter sa chance dans la course originelle, laquelle, comme on le sait est âprement disputée et l’objet de tous les coups tordus, symbolique néanmoins de l’optimisme du spermatozoïde dont nous devrions prendre de la graine.
Pour les insectes, les yeux, tenez-vous bien, sont à facettes ! Quand ils en ont ! Et pour les veinards, ils peuvent avoir trois yeux de plus : les ocelles, disposés en triangle sur le vertex qui n’a désormais plus aucun secret pour nous. Ces ocelles auraient un rôle limité, mais ils existent. Parfois d’ailleurs sous d’autres formes : « Un ocelle ensoleillé, vert pâle, se déplace rapidement parmi le vert sombre des forêts proches, et, plus loin, un fond de collines violettes, lavées de pluie » ajoute, en mille neuf cent vingt-huit, à son retour du Tchad, dans son livre du même nom, André Gide, page neuf cent quatre-vingt-dix.
Demain, je parlerai de la bouche et de ses appendices. Mais vite. Car l’abdomen vaut le détour. Et que dire des ailes … Vivement demain.
« Je surprends des partouses de cancrelats. Je les croyais aptères ; mais certains (les mâles sans doute), sans pourtant prendre vol, déploient d'énormes ailes frémissantes », nous dit, page mille deux cent quatre-vingt-dix-sept, dans son journal de mille neuf cent trente-huit, André Gide.
Les ailes donc, notamment les antérieures, et pour entrer dans le vif du sujet sont fixées sur le mésothorax ( plus exactement sur le mésonotum, la partie dorsale du mésothorax, vous aurez rectifié de vous-mêmes) et les postérieures sur le métathorax. Du thorax à l’abdomen, il n’y a qu’un pas qu’il faut franchir avec hardiesse.
Revenons à la tête ; elle est amusante. Le dessus du crâne s’appelle le vertex, tout un programme. Et les joues sont appelées genae ; mais j’ai surtout été retenu par le fait que le premier article basal de l’antenne est le scape, que le second se nomme le pédicelle et les autres réunis forment le flagelle, sans lequel jamais nous n’aurions vu le jour, puisqu’en ce qui nous concerne, c’est la « queue » qui équipe tout spermatozoïde normalement constitué et qui lui permet de tenter sa chance dans la course originelle, laquelle, comme on le sait est âprement disputée et l’objet de tous les coups tordus, symbolique néanmoins de l’optimisme du spermatozoïde dont nous devrions prendre de la graine.
Pour les insectes, les yeux, tenez-vous bien, sont à facettes ! Quand ils en ont ! Et pour les veinards, ils peuvent avoir trois yeux de plus : les ocelles, disposés en triangle sur le vertex qui n’a désormais plus aucun secret pour nous. Ces ocelles auraient un rôle limité, mais ils existent. Parfois d’ailleurs sous d’autres formes : « Un ocelle ensoleillé, vert pâle, se déplace rapidement parmi le vert sombre des forêts proches, et, plus loin, un fond de collines violettes, lavées de pluie » ajoute, en mille neuf cent vingt-huit, à son retour du Tchad, dans son livre du même nom, André Gide, page neuf cent quatre-vingt-dix.
Demain, je parlerai de la bouche et de ses appendices. Mais vite. Car l’abdomen vaut le détour. Et que dire des ailes … Vivement demain.

1 Comments:
Et le droit d'auteur alors ?!
Je suis pas sûr que de connaître ce vocabulaire va me sortir un jour d'une galère dans mon quotidien mais j'imagine que ce sera toujours un plus !
Bonne continuation !
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