La force des choses.

Comme beaucoup, j’ai écrit sur la difficulté d’écrire. Pas cinq cents pages. Quatre pages !
Telles sont mes difficultés qu’elles ne peuvent remplir plus de quatre pages. Précision ; je n’ai pris pour sujet qu’un aspect de ces difficultés : mon rapport aux objets. Je me plaignais des gestes, les choses y sont pour beaucoup. Je ne gesticule pas sans raison. J’ai des choses à faire. Mais les choses en question y mettent tant de mauvaise volonté que mes gestes doivent se multiplier ; le temps qu’il me reste ensuite pour écrire, lui, diminue. Mon commerce avec les objets me coûte un temps qui m’est précieux, que je ne peux laisser perdre sans témoigner de la malignité des dits objets.
Voilà pourquoi j’ai écrit ces quatre pages pour dénoncer le caractère mauvais des choses. Tout en sachant, bien entendu qu’elles ne les liront pas ! Qui sait si elles n’en auront pas écho.
J’ai donné pour titre à ce court et néanmoins convaincant, je l’espère, témoignage : « La force des choses », car je n’en voyais pas de plus explicite, tout en sachant que je l’empruntais à d’autres.
Le ton parodique de ces quelques lignes ne l’est qu’en apparence et atteste que je suis vraiment partie prenante avec mon narrateur : ce malheureux « Il » dont je connais les affres.
Telles sont mes difficultés qu’elles ne peuvent remplir plus de quatre pages. Précision ; je n’ai pris pour sujet qu’un aspect de ces difficultés : mon rapport aux objets. Je me plaignais des gestes, les choses y sont pour beaucoup. Je ne gesticule pas sans raison. J’ai des choses à faire. Mais les choses en question y mettent tant de mauvaise volonté que mes gestes doivent se multiplier ; le temps qu’il me reste ensuite pour écrire, lui, diminue. Mon commerce avec les objets me coûte un temps qui m’est précieux, que je ne peux laisser perdre sans témoigner de la malignité des dits objets.
Voilà pourquoi j’ai écrit ces quatre pages pour dénoncer le caractère mauvais des choses. Tout en sachant, bien entendu qu’elles ne les liront pas ! Qui sait si elles n’en auront pas écho.
J’ai donné pour titre à ce court et néanmoins convaincant, je l’espère, témoignage : « La force des choses », car je n’en voyais pas de plus explicite, tout en sachant que je l’empruntais à d’autres.
Le ton parodique de ces quelques lignes ne l’est qu’en apparence et atteste que je suis vraiment partie prenante avec mon narrateur : ce malheureux « Il » dont je connais les affres.

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