
Mon histoire commence en hiver. En fait, elle est intemporelle. Un moment en suspens au-dessus du temps. Un mélange d’odeurs d’école et d’images fragmentaires de mon quartier d’enfance, de cris silencieux que je suis seul à entendre.
Pareils aux images, les cris désormais dans ma mémoire : même valeur de souvenirs.
En réalité, il n’y a que l’instant. Tout est dans l’instant.
Les enfants que j’ai été, aujourd’hui se confondent, n’existent plus que par les jeux mêlés du souvenir et de l’imagination. Choisir un enfant parmi ces enfants n’est qu’une recomposition d’instants épars faits de visages grappillés au hasard d’albums anciens ; la lumière mouvante des heures s’y est figée, en noir et blanc.
La mémoire a tamisé les plus petits grains d’existence passée, retenu, fragmentés, des moments encore palpitants, tout en ayant dispersé au vent des années l’essentiel de ce qui faisait d’eux des moments singuliers. Ils ne tiennent que par cette palpitation émanant de leur cœur même et perpétuent en elle leurs venues au monde.
Chaque souvenir gardé est création de tous les jours. L’homme que, sans cesse, je deviens transforme insensiblement les enfants que j’ai été, renouvelle, en les modifiant, une fois encore, de quelques touches de présent, les traces premières, déjà presque effacées à force de souvenirs, du moment initial. Pareils à ces fresques sur les parois de grottes demeurées longtemps cachées, préservées des regards et qui, sitôt mis à jour, lentement s’effacent sous le souffle.
Pareils aux images, les cris désormais dans ma mémoire : même valeur de souvenirs.
En réalité, il n’y a que l’instant. Tout est dans l’instant.
Les enfants que j’ai été, aujourd’hui se confondent, n’existent plus que par les jeux mêlés du souvenir et de l’imagination. Choisir un enfant parmi ces enfants n’est qu’une recomposition d’instants épars faits de visages grappillés au hasard d’albums anciens ; la lumière mouvante des heures s’y est figée, en noir et blanc.
La mémoire a tamisé les plus petits grains d’existence passée, retenu, fragmentés, des moments encore palpitants, tout en ayant dispersé au vent des années l’essentiel de ce qui faisait d’eux des moments singuliers. Ils ne tiennent que par cette palpitation émanant de leur cœur même et perpétuent en elle leurs venues au monde.
Chaque souvenir gardé est création de tous les jours. L’homme que, sans cesse, je deviens transforme insensiblement les enfants que j’ai été, renouvelle, en les modifiant, une fois encore, de quelques touches de présent, les traces premières, déjà presque effacées à force de souvenirs, du moment initial. Pareils à ces fresques sur les parois de grottes demeurées longtemps cachées, préservées des regards et qui, sitôt mis à jour, lentement s’effacent sous le souffle.

1 Comments:
J'aime beaucoup la galerie photo des promenades. Ca permet de s'évader un instant du bureau et de changer la vision monotone que j'ai sur la cour intérieure de l'immeuble !
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