Thursday, July 19, 2007


Pris par le temps ! Il me reste quelques phrases seules extraites de lettres anciennes. Des fragments de moments, des bribes de pensées.
« Lors de mes promenades, je marche dans mes pensées ; à mon insu, le monde se met peu à peu à exister ; il y a une éclosion d’êtres autour de moi. »
« Je m’interroge sur ces pages qui s’accumulent, paraissent sans lien entre elles. Je suis leur seul point commun. L’idée, le mouvement qui les relie m’échappent. Je suis semblable à un anatomiste devant une collection d’ossements dispersés et pour certains manquants : comment reconstituer le squelette pour imaginer un semblant de vie ? »
« Chaque mot me fait sentir l’absence de tous les autres mots. »
« Notre vie est semée de tous ces " êtres " potentiels que nous laissons en chemin connaître ce que nous ne connaîtrons jamais. »
« Je m’arrête aux nuages ; l’infini se mue en un sillage d’oiseau. Graine de poème. »
« Quand on ne peut pas aller plus loin, on peut toujours aller ailleurs. » (Je m’aperçois que je n’ai malheureusement pas appliqué ce principe écrit il y a plus de vingt ans.)
« Tant d’actes qui me donnent à penser, qui me laissent muet. »
« Il y a des livres pareils à des gênes mutants ; latents, il leur faut les conditions adéquates, autres que celles qui les a fait naître, pour qu’ils "s’expriment ". »
« Les mots sont les points de suture des êtres déchirés.»

1 Comments:

Anonymous said...

"Les mots sont les points de suture des êtres déchirés". Je sais pas si on peut dire que c'est une belle image mais elle est en tous cas très forte !

July 20, 2007 4:23 AM  

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