
Pris par le temps ! Il me reste quelques phrases seules extraites de lettres anciennes. Des fragments de moments, des bribes de pensées.
« Lors de mes promenades, je marche dans mes pensées ; à mon insu, le monde se met peu à peu à exister ; il y a une éclosion d’êtres autour de moi. »
« Je m’interroge sur ces pages qui s’accumulent, paraissent sans lien entre elles. Je suis leur seul point commun. L’idée, le mouvement qui les relie m’échappent. Je suis semblable à un anatomiste devant une collection d’ossements dispersés et pour certains manquants : comment reconstituer le squelette pour imaginer un semblant de vie ? »
« Chaque mot me fait sentir l’absence de tous les autres mots. »
« Notre vie est semée de tous ces " êtres " potentiels que nous laissons en chemin connaître ce que nous ne connaîtrons jamais. »
« Je m’arrête aux nuages ; l’infini se mue en un sillage d’oiseau. Graine de poème. »
« Quand on ne peut pas aller plus loin, on peut toujours aller ailleurs. » (Je m’aperçois que je n’ai malheureusement pas appliqué ce principe écrit il y a plus de vingt ans.)
« Tant d’actes qui me donnent à penser, qui me laissent muet. »
« Il y a des livres pareils à des gênes mutants ; latents, il leur faut les conditions adéquates, autres que celles qui les a fait naître, pour qu’ils "s’expriment ". »
« Les mots sont les points de suture des êtres déchirés.»
« Lors de mes promenades, je marche dans mes pensées ; à mon insu, le monde se met peu à peu à exister ; il y a une éclosion d’êtres autour de moi. »
« Je m’interroge sur ces pages qui s’accumulent, paraissent sans lien entre elles. Je suis leur seul point commun. L’idée, le mouvement qui les relie m’échappent. Je suis semblable à un anatomiste devant une collection d’ossements dispersés et pour certains manquants : comment reconstituer le squelette pour imaginer un semblant de vie ? »
« Chaque mot me fait sentir l’absence de tous les autres mots. »
« Notre vie est semée de tous ces " êtres " potentiels que nous laissons en chemin connaître ce que nous ne connaîtrons jamais. »
« Je m’arrête aux nuages ; l’infini se mue en un sillage d’oiseau. Graine de poème. »
« Quand on ne peut pas aller plus loin, on peut toujours aller ailleurs. » (Je m’aperçois que je n’ai malheureusement pas appliqué ce principe écrit il y a plus de vingt ans.)
« Tant d’actes qui me donnent à penser, qui me laissent muet. »
« Il y a des livres pareils à des gênes mutants ; latents, il leur faut les conditions adéquates, autres que celles qui les a fait naître, pour qu’ils "s’expriment ". »
« Les mots sont les points de suture des êtres déchirés.»

1 Comments:
"Les mots sont les points de suture des êtres déchirés". Je sais pas si on peut dire que c'est une belle image mais elle est en tous cas très forte !
Post a Comment
<< Home