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Mémoire
déformant.
Le plus loin que je me rappelle c'est une façade blanche tirant
vers le gris, plutôt grise d'ailleurs, et encore, en hiver ! Éventuellement
en automne… au printemps ? Rarement, à cause de la vigne
vierge, celle de Veitch, pas la Parthhenocissus quinquifolia, la tricuspidata,
celle qui a trois pointes comme la valvule du cœur, qui couvre si
bien les murs, sans treillis, par la seule force de ses vrilles, la magie
de ses ventouses.
Si je me souviens bien, la façade de ce fait était verte
le plus clair du temps. Les feuilles masquaient le crépi, les tiges
plaquées comme des aspics pétrifiés, entrelacées
les unes aux autres, comme médusés en une sorte de bacchanale
ophidienne, lascive, bien que fossilisée.
C'était une belle façade, surtout en automne, d'un beau
rouge magenta, après avoir été vineux et viré
au fauve. Ah, la vivacité des souvenirs est telle que je reconnaîtrais
cette façade entre mille. Les fleurs jaune-vert, jaune saure plus
précisément ou, si vous préférez et pour éviter
toute confusion, vert flavescent, la distinguait de toutes celles que
j'ai eu l'indicible plaisir de contempler.
J'étais petit alors, je n'y faisais pas attention à cette
façade. À quatre ans, on ne fait pas de différence
entre Parthenocissus quinquifolia et tricuspidata, d'autant plus qu'on
appelle tout le monde papa, enfin, le premier homme venu... et il en venait
à la maison.
Le pavillon était accueillant, ma mère ne l'était
pas moins. Tous les hommes qui passaient ne pouvaient s'empêcher
d'entrer, c'est dire la fascination qu'exerçait cette façade.
Rien d'étonnant qu'elle m'ait autant marqué.
À quatre ans, même si vous dites à la marchande de
vin : « Demain c'est l'anniversaire de maman, Gaël a vomi »,
vous pouvez malgré cela percevoir les charmes mystérieux
d'une façade blanche, même si elle tire vers le gris, même
si Gaël est un chien noir.
Ce sont des choses que l'on n'explique pas, qui appartiennent au monde
enchanté de l'enfance, avec ses chaussettes à élastique
serrant les mollets jusqu'au sang, avec cette odeur suave de goudron frais
encore fumant, ce bruit de pelle dans le gravier et ces moineaux morts,
cette eau du robinet, jusqu'à ce robinet, ah, ce robinet... Nostalgie,
nostalgie, la liste est infinie de ces fragments de passé ayant
composé notre enfance. Voici encore un os de poulet avec encore
du blanc autour, un caillou, une feuille d'arbre, des clous rouillés,
inoubliables clous rouillés, une binette, un croûton de pain,
un ictère, un ongle et encore ce robinet... Tout se mêle
dans ma mémoire, se surimpressionne ; tout se bouscule, danse,
pareil à ces petits fragments mobiles de verre colorié qui
en se réfléchissant sur un jeu de mémoire (ah, lapsus
profond et émouvant), sur un jeu de miroirs angulaires disposés
tout au long d'un cylindre y produisent d'infinies combinaisons d'images
aux multiples couleurs : c’est bien simple, on dirait un kaléidoscope.
C'est une danse circulaire de moulins à café, de brosses
à dents, de chemises qui grattent, de sel, de poivre, sans oublier
le Kabyle du coin. Tout cela se meut dans une atmosphère de sensations
perdues, la peur, la fatigue, la faim, l'envie d'aller au petit coin,
l'envie de vomir, la poussée de fièvre. Parfums passagers
sous la hotte de l'oubli, imprégnant d'un écrin éternel
toutes ces merveilles à jamais disparues, un os de poulet, avec
du blanc autour, un caillou, une feuille d'arbre, des clous rouillés...
Eh oui, c'était le bon temps ! Une binette, un croûton, un
ictère... comme le temps passe... un ongle... Mais où t'es-tu
enfuie, eau du robinet ? Où as-tu emporté mes quatre ans
? Vers quel évier de la mort t'es-tu écoulée? Rends-moi
mes quatre ans ; ils ne sont pas à toi. Mais qu'est-ce que tous
ces objets qui nous appartiennent, que nous avons payés comptant,
qui se permettent de nous emporter comme si c'était nous qui leur
appartenions, nous dépouillent seconde après seconde de
nous-mêmes. Je vois bien qu'il y a une part de moi dans cet os de
poulet, ce blanc autour, c'est MON enfance, MA vie, la rouille, MON passé
et ce sont MES instants qui ont piqueté cet ictère. «
Des instants jaunes ? » me direz-vous. Eh oui, il y a des instants
comme cela.
En revanche ma mère, elle, n'était pas n'importe qui. C'était
une brune aux yeux marron, couturière de son état. Un beau
brin de fille soit dit en passant, habile de ses mains si ma mémoire
est bonne.
Elle n'était pas fière pour un rond, faisait la purée
comme personne et fredonnait. Elle allait chez le coiffeur. Mais d'autres
fois portait un tailleur. Ah, c'était une femme qui plaisait aux
hommes! Vous pensez, une blonde platine aux yeux verts en pleine reprise
économique.
Cependant, je dis bien cependant, cela ne l'empêchait nullement
de laver à la main comme vous et moi. Après tout, on peut
être native de St-Plan et aimer les fleurs. Je ne comprends pas
pourquoi les gens d'ici en ont été si choqués. En
quoi faisait-elle du mal ? En quoi gênait-elle l'ordre public ?
On a bien le droit d'être rousse, que je sache. Même ici !
D'autant plus que crémière ce n'était pas le diable.
Dites donc excusez-moi, mais il y avait pire, si vous voyez ce que je
veux dire. C'est toujours la même chose, dès que vous commencez
à être un tout petit peu différent des autres, ça
y est vous êtes le monstre, la bête curieuse, bientôt
l'ennemi.
En admettant que ma mère ait eu trois couleurs de cheveux, qu'elle
ait exercé deux professions, qu'est-ce que ça pouvait bien
leur faire!? Est-ce que je me plains moi lorsque Môssieur Philibert
est caissier, hein ? Eh oui, il l'est. Est-ce que je trouve à redire
si la mère Foubrix arrose ses tulipes ? Non ! Et pourtant, il y
aurait de quoi.
Moi je ne me mets pas dans tous mes états quand j'apprends pas
plus tard qu'hier que mon voisin irrité a changé de lunette
de WC. Je ne vais pas le crier sur tous les toits. Et si ma voisine étend
son linge, je vous le jure, je n'en fais pas de gorges chaudes.
Je ne critique personne. Je laisse vivre chacun tel qu'il l'entend et
tant pis s'il m'arrive de croiser un plombier, un pâtissier ou un
cocker... même si ce ne sont pas mes idées. Mais en ce qui
concerne maman, elle n'a pas été épargnée,
ses cheveux blancs ne l'ont pas protégée de la vindicte
unanime. Un jour, j'ai même vu le facteur déposer une lettre
dans notre boîte... à lettres ! Alors quand on en arrive
là !
Une autre fois j'ai surpris un passant traverser la route ! Comme ça,
sans raison, juste devant chez nous. Il ne pouvait pas traverser ailleurs,
non ? Il fallait qu'il traverse justement là. Après cela,
vous allez me dire que les gens ne sont pas tortueux. Quant à moi,
constater que l'on traverse une route uniquement pour martyriser une pauvre
vieille ne me réconcilie pas avec le genre humain.
Quand ma mère s'est mise à être chauve (je reconnais
que chez elle, il y a toujours une petite part de provocation), là
ce fut le summum. Il y avait des électriciens, des ouvriers boulangers...
et métallurgistes ; la grosse armada quoi, des réservistes,
des réservistes, quand j'y pense ! des menuisiers, mais aussi des
intellectuels, des chats à en perdre la raison, des marteaux à
ne plus savoir qu'en faire, une myriade de yaourts, sans oublier et cela
je ne l'aurais pas cru de leur part, la famille Clapoir au grand complet
! Enfin il ne manquait personne, même pas les préparateurs
en pharmacie dans leur terrible blouse blanche ; délaissant leurs
pilons et leurs trébuchets, ils étaient là et bien
là ! Un jour achetant leur pain, un autre prenant le train à
la gare, comme de juste, à vingt heures seize, à neuf heures
quinze, douze heures treize, quatorze heures onze... et ainsi, inlassablement...
c'était l'enfer ! Poussant le raffinement dans la persécution
jusqu'à, sans doute l'avez-vous remarqué, n'utiliser que
des horaires où les minutes contiennent toutes un « z »...
à devenir fou!
Quand, je ne sais comment elle se maîtrisait, un pompiste, ostensiblement,
faisait le plein, elle continuait à faire comme si de rien n'était.
Si elle tricotait un pull sans manches tête-de-nègre, eh
bien jamais elle ne se serait abaissée à effectuer une diminution,
encore moins à tricoter une manche. Si elle peignait ses longs
cheveux bleus, le peigne ne tremblait pas, ne marquait aucune hésitation
et lorsque sa chevelure était verte, cela ne changeait rien : elle
faisait comme si de rien n'était !
Je l'ai vue crinière au vent, d'un rouge flamboyant, faire un Brushing
à Kissinger, notre hérisson et cela un samedi, un samedi
quand les grandes surfaces sont bondées, rien que ça ! Mais
elle, elle continuait imperturbable, et Kissinger était beau. Beau
en dépit des serruriers. Beau malgré le temps de saison,
et ce score de trois à un en faveur du Bénélux.
J'admirais ma mère comme aujourd'hui j'admire la façade.
J'admirais son courage rentré, ses cheveux mauves aux reflets azur
comme une côte et j'aimais m'y noyer. J'admirais son ragoût
de mouton qu'elle préparait comme personne, sans mouton, avec juste
de l'eau qu'elle faisait mijoter durant des heures avec cette infinie
patience de ceux qui connaissent, jusqu'au plus profond, le prix du temps.
Et Dieu sait pourtant qu'il n'est pas donné. Quand on voit le prix
du plat de côtes ! Non, j'ai beau chercher dans ma mémoire
qui me fait pourtant rarement défaut, je ne vois personne, personne.
Totalement imprégnée de cette culture humaniste que l'on
dispensait à cette époque, elle se lavait les dents trois
fois par jour sans souci du qu'en-dira-t-on, et n'hésitait pas
à s'engager dans des causes devant lesquelles bien des hommes auraient
baissé les bras ; elle, elle les levait. Elle était tout
d'une pièce, il fallait la prendre comme cela, c'est comme cela
que mes pères la prenaient.
J'allais dans le jardin me rouler dans l'herbe fraîchement peignée
par les bons soins de maman, si proche de la nature, et j'attendais le
départ de mes nouveaux pères ou le retour des anciens. Certains
débordaient de tendresse pour moi ; il n'était pas rare
qu'ils me lancent quelques cailloux. Il régnait une atmosphère
bon enfant propre aux années cinquante, et c'était souvent
qu'il y avait un feu d'artifice, le quatorze juillet, ou un chat, le seize
octobre.
On n'était pas riche mais on savait bien s'amuser ; après
la guerre d'Indochine, il y avait eu celle d'Algérie.
Et puis on construisait beaucoup, avec toutes ces mouches... quand j'y
pense, qu'est-ce qu'il y avait comme mouches ! Ah c'était autre
chose que maintenant. Je ne suis pas passéiste mais au niveau de
la mouche ma jeunesse, c'était autre chose qu'aujourd'hui. Il n'y
a pas de commune mesure, nous, nous avions de la mouche qui était
vraiment de la mouche, une mouche comme les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent
l'imaginer, eux qui croient avoir tout vu, se piquent de tout savoir avec
leurs mouches ridicules. On a envie de leur dire, de leur crier «
Mais mes petits messieurs... Mais jeune homme, si vous saviez combien
vous êtes ridicule avec vos mouches ! Vous en seriez sans voix !
Pardonnez-moi, mais avec vos... mouches, puisque vous tenez à ce
qu'on les appelle ainsi, vous ne savez pas de quoi vous parlez !...»
À quoi bon. Autant leur laisser leurs illusions. Après tout,
s'ils sont satisfaits avec leurs mouches, s'ils s'en contentent. Un de
mes pères m'avait bien dit, un mardi : « T'aurais vu les
poils du nez qu'il y avait dans le temps ! ». Et il avait ri quand
j'avais exhibé les miens ; j'étais à peine pubère
à l'époque, et il ne faut pas oublier que nous étions
un mardi ; il avait juré : « Moutarde et lévrier !
Nom d'une clef ! T'appelles ça des poils de nez ! Ah ! Ah ! Ah
! Ah ! Ah !... Ah ! Ah ! Ah !... »
Je m'en souviens comme si c'était hier et pourtant, nous sommes
jeudi ! J'entends encore ce grand rire bon enfant, propre aux années
cinquante : « Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !... »
Puisque l'on est dans les jeux de mémoire, les comparaisons entre
hier et aujourd'hui, je me demande si aujourd'hui il n'y a pas une recrudescence
d'échardes dans le doigt. Cela peut paraître paradoxal quand
on sait que les métiers du bois se perdent, que la mécanisation
a entraîné une diminution notable des effectifs et que les
individus ont toujours le même nombre de doigts. Pourtant il ne
se passe pas une journée sans que les médias ne mentionnent
un, voire plusieurs cas d'écharde dans le doigt. « L'information
vient de tomber: à Bombay, encore une écharde dans le doigt
! De notre envoyé spécial à Saigon : « Dramatique
série d'échardes dans le nord du pays ». En direct
du Sri Lanka : « La minorité Tamoul lasse des échardes
dans le doigt a repris le maquis ». Ou, en gros titres des journaux
: « Nous sommes aujourd'hui sans nouvelles de la petite écharde
dans le doigt qui a disparu depuis deux jours ! » ou encore : «
Tout sur le scandale de l'écharde dans le doigt de Mont-sous-Joire
! Des photos exclusives !».. « Toujours pas de vaccin contre
l'écharde dans le doigt ! Que font les pouvoirs publics ? ».
Vous voyez, je n’invente rien.
On ne sait que penser de cette débauche d'écharde dans le
doigt. Un éminent spécialiste, le célèbre
échardologue Amédé Mouffle, pense que c'est parce
que de nos jours il y a beaucoup plus de mains. C'est possible, quoique
dans le temps il y avait déjà beaucoup de mains. J'en ai
compté personnellement vingt-huit, rien qu'un lundi. Enfin, je
ne sais pas, de toute façon, on en parlait moins, on n'étalait
pas cela au grand jour. Quand on avait une écharde dans le doigt,
on la gardait pour soi. On avait cette pudeur qui n'a plus cours aujourd'hui.
On était beaucoup plus judéo-chrétien que maintenant,
il n'y avait pas de comparaison. Le temps n'était pas au beau ni
à l'écharde, mais on était habitué et on vivait
comme ça.
Nous n'étions pas couvés, comme le sont désormais
les adolescents, notamment à St- Rémy-les-Cubarre, les aiglons
royaux et à un degré moindre l'uria aalge qui de surcroît
n'a pas de nom français mais dont nous acceptons, éternel
laxisme, la présence sur notre sol. Nous étions livrés
à nous-mêmes, nos parents n'ayant pas que ça à
faire. Et pourtant, cela ne nous empêchait pas de savoir lire et
compter jusqu'à dix avant dix-neuf ans. Nous apprenions tout seul,
un mot par ci, un mot par là, et il en avait été
ainsi pour nos pères et nos mères, lesquels à la
fin de leur existence pouvaient néanmoins maîtriser une bonne
centaine de mots. Pas de mots difficiles comme table, rue, auto, ni de
mots rares comme : « sardinaluile, manchabalai, marchécouvert
pierrequiroulenamassepamousse » et encore des termes obsolètes
comme moulins à légumes, à main, repriser, rêver,
aimer, nature ou pénis, mais dans l'ensemble ils savaient se débrouiller
et quand ils voulaient nous faire comprendre quelque chose, ils y parvenaient
parfaitement, faites-moi confiance ; d'autant plus que nous prenions une
bonne gifle lorsque nous ne comprenions pas. Nous étions attentifs,
respectueux des anciens, mais également du fromage de chèvre,
des coutumes comme des slips kangourous.
Ah les temps étaient plus durs qu'aujourd'hui. Tous les temps d'ailleurs,
qu'ils passent ou qu'ils fassent. Vous pouvez toujours comparer dix-huit
heures quinze d'aujourd'hui avec dix-huit heures quinze d'avant, vous
verrez la différence : les premières sont quasiment molles
alors que les secondes sont dures, très dures. Tiens, mettez dans
la balance une seconde de maintenant et une seconde d'il y a longtemps,
regardez, touchez, vous sentez bien la différence de consistance
; la seconde présente vous glisse entre les doigts, alors que la
seconde seconde est plus dure sans aucun doute. Une seconde comme cela,
quand vous la preniez en pleine tête, vous la sentiez passer et
soit dit en passant, ce n'était pas une seconde par-ci par-là,
c'était une succession de secondes, facilement soixante par minute,
toutes plus dures les unes que les autres qu'il fallait encaisser. C'est
vous dire la dureté des temps ! Il suffit de voir la tête
des vieux, on ne peut que constater que le temps ne les a pas épargnés.
Ce sont des gens qui ont été criblés de dures secondes,
alors que les jeunes d'aujourd'hui, avec leurs secondes molles ont le
visage tout lisse. C'est tout.
Même le beau temps qu'il pouvait faire de mon temps était
toutefois plus dur que le beau temps qu'il peut faire désormais.
Et je ne parle pas de l'hiver ! Ou si parlons-en, quand la neige se mettait
à être dure, elle n'y allait pas par quatre chemins, elle
était vraiment dure, c'était même trop, on ne pouvait
plus sortir. Non, on peut toujours penser que la neige des jeunes d'aujourd'hui
est vraiment molle, c'est vrai qu'elle est molle, mais il ne faut pas
leur souhaiter une neige comme la nôtre. Non, il ne faut pas regretter
cette neige même si elle faisait de vrais bonshommes, durs comme
les temps d'alors. Il vaut mieux des bonshommes de neige plus mous, ce
n'était pas une vie...
C'était une vie avec façade comme en n'en voit plus de nos
jours, des façades changeantes comme les souvenirs. On avait beau
porter son attention sur des riens, les riens avec le temps sont devenus
essentiels, on s'y accroche, on s'y accroche pour qu'ils ne meurent pas
et pour ne pas mourir avec eux, en même temps qu'eux. On s'y accroche
comme je m'accrochais aux épines des rosiers grimpants de la façade...
des rosiers grimpants ?... Des rosiers grimpants qui n'étaient
pas jaune saur.
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