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Le perdant du rêve.



Au matin, pareils au cœur battant,
Comme de cils
Voletant, éperdu
Sonores, sous l’abat-jour
Percé de jours à formes humaines,
Les battements d’ailes,
D’un papillon de nuit
Scandent la danse en suspens
Des silhouettes primitives,
Projetées sur les murs, vacillantes,
Bras en l’air en de muettes
Incantations autour de l’ampoule, silencieux écho
D’un feu originel, foyer de lumière,
Où se conjuguent indistinctement,
Les reliquats de rêves,
Les premiers signes du corps,
Et, sur une mémoire mouvante
Dans le crépuscule du matin,
Les traces incertaines
De souvenirs et d’imaginaire mêlées.
Les ombres tremblent
Sur les murs et les mains
Sous les draps. Le goût acre
D’un rêve inachevé persiste ;
Son reflux de sable dans l’oubli,
Amer sur mes lèvres. Sous les lames du temps
Les reflets ondoyants d’un visage
Au regard naufragé
Se noient dans les lueurs vagues de l’aube.
Sous l’écume translucide du rêve
Les dernières paroles sombrent,
Murmurées pour soi,
Au fond du silence. Immobile,
De l’immobilité des livres,
J’attends le renouveau des mots,
En suppléance de ceux échoués,
Sur la laisse des mots entre nuit et jour.

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